Maison Marie-Rollet


Conséquences chez les enfants exposés

Les conséquences de la violence chez les enfants exposés

Les conséquences de la dynamique de la violence conjugale sur le vécu des enfants sont considérables et se situent à plusieurs niveaux.

Chez les enfants moins socialisés et plus jeunes, nous pouvons plus souvent observer des répercussions sur le plan physique. Ils réagiront alors de façon instinctive, par des réflexes de survie, car la mémoire à long terme n’est pas encore développée. Ils ne sont pas encore en mesure de comprendre tous les enjeux de la situation, mais les vivent avec beaucoup d’intensité émotive.

Santé physique :

  • des maux de tête ;
  • des maux d’estomac ;
  • développement des allergies ;
  • des problèmes cutanés ;
  • des problèmes d’asthme ;
  • des problèmes d’énurésie (fait pipi au lit) ;
  • une perte d’appétit ;
  • des troubles du sommeil.

Santé psychologique :

  • nervosité ;
  • santé mentale plus fragile ;
  • problème d’estime de soi ;
  • problème d’anxiété ;
  • problème de dépression.

Les problèmes liés aux comportements

  • hyperactivité  ou agressivité chez les enfants en bas âge ;
  • diminution de l’attention à l’école ou une agitation marquée en classe ;
  • délinquance ou comportements antisociaux à l’adolescence ;
  • usage abusif de drogues ou d’alcool.

Les problèmes liés au fonctionnement social

  • difficultés dans les relations interpersonnelles ;
  • diminution des habiletés de communication et de résolution de conflits (par exemple, bouder) ;
  • repli sur soi ;
  • isolement social (évitement et détachement).

Les problèmes d’ordre cognitif  et scolaire
Il est également possible d’observer un déficit au niveau des habiletés verbales, intellectuelles ou motrices :

  • problèmes d’apprentissage scolaire ;
  • hyperactivité ;
  • difficulté d’attention.

Chez les adolescents
L’adolescence est une période de remous autant physiques qu’émotifs, qui impose des changements importants. Par contre, un changement trop soudain peut s’expliquer par un vécu de violence. Ils peuvent alors développer des symptômes physiques et psychologiques ou utiliser des moyens inadéquats pour faire face à une situation familiale chaotique. Ceci peut se manifester de différentes façons :

  • maux physiques ;
  • manque d’estime de soi ;
  • dépression ;
  • baisse soudaine de la motivation à aller à l’école et une diminution des résultats scolaires ;
  • impulsivité ;
  • violence à l’égard des personnes qui l’entoure ;
  • abus de drogues ou d’alcool ;
  • fugues de son lieu de résidence ;
  • prostitution ;
  • idées suicidaires ;
  • pratiques sexuelles à risque ;
  • perceptions déformées du rôle de la femme et de l’homme ;
  • manque de respect à l’égard des femmes.

Sources
- Jaffe et al., (1992, 1986b) ; Gleason, (1995) ; Hughes, (1986) ; Davis et Carlson, (1987) ; Wolfe et al., 1985; Boutin, (1998)
- Peled (1997) ainsi que Eisikovits et ses collaborateurs (1998), Ericksen et Henderson, (1992)
-Trainor, (1999), Hutchison et Hirschel (2001)
- (Kérouac et al., (1986) ; Hughes, (1986) ; Moore et al., (1981) ; Boutin, (1998)
- Chénard et al. (1990)
- Carlson (1991)