Maison Marie-Rollet


Conséquences chez les femmes

Être victime de violence conjugale affecte tous les aspects de la vie d’une personne. Par contre, cette situation passe souvent inaperçue lors d’une consultation médicale car elle n’est pas d’emblée considérée comme une cause possible des symptômes. Ceux-ci peuvent être attribués à un problème de santé mentale, alors qu’il s’agit plutôt de répercussions de la violence subie.

Les principales blessures physiques généralement rapportées sont :

  • les contusions à saignement abondant à la tête et à la figure ;
  • les contusions internes (rate, rein, abdomen, poumons, commotions cérébrales) ;
  • ecchymoses, strangulation et empreintes de doigts ;
  • fractures de la mâchoire, côtes et clavicules ;
  • brûlures.

Conséquences au niveau de la santé psychologique :

  • détresse psychologique élevée : perte d’estime de soi, diminution des habiletés d’affirmation, sentiment de peur et insécurité ;
  • symptômes de dépression : pleurs faciles, sentiment de tristesse, isolement et impression de bouger au ralenti ;
  • nervosité et anxiété, sensation d’être prise au piège ;
  • alcoolisme et toxicomanie ;
  • consommation de médicaments : antidépresseurs, analgésiques et/ou anxiolytiques ;
  • pensées et pulsions suicidaires ;
  • consultation en santé mentale et hospitalisation en psychiatrie.

Source : Lachapelle, Hélène, Louise Forest. La violence conjugale, développer l’expertise infirmière. Presses de l’Université du Québec, 2000, 159 p.